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LE SYNDICAT NATIONAL DES ENTREPRISES BIO au service de la filière agriculture biologique |
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L'achat de produits bio s'est démocratisé depuis réellement trois ans maintenant. Mais depuis plus de 20 ans, des transformateurs et des distributeurs engagés ont choisi de développer un filière bio brique par brique en informant leurs consommateurs - dans une démarche de très grande proximité - de l'intérêt de leurs produits pour l'environnement, pour la santé de la planète et donc pour la leur. Les produits bio étaient distribués majoritairement dans des circuits et des magasins spécialisés. Ceux-là s'approvisionnaient auprès d'agriculteurs et de PME, dans une démarche alternative à la production de masse proposée pour répondre aux besoins du développement important des hypermarchés.
Dès 1992, avec la reconnaissance du mode de production et de transformation bio par un réglement européen, des distributeurs généralistes précurseurs ont donné une place significative aux produits biologiques, dans des rayons dédiés mais aussi sur des produits emblématiques comme le pain ou la viande de bœuf.
Enfin, le Grenelle de l'environnement, en France, a largement permis de consolider les démarches des grandes surfaces généralistes qui ont quasiment toutes maintenant une gamme élargie de produits biologiques à marque propre. Dans le même temps, de nombreuses enseignes spécialisées, franchisées ou non s'ouvrent dans toute la France. Enfin, le secteur de la restauration collective à caractère social, qui jusqu'en 2007 représentait moins de 0,5% du chiffre d'affaires total de la filière a vu la demande croitre à une vitesse vertigineuse.
Et justement, le vertige tout le monde l'a, surtout les opérateurs qui travaillent au plus près de la production... Car si nous ne prenions pas conscience collectivement que le socle dont notre secteur a fait sa force ses dernières années est mis à mal par un développement non contrôlé, nous pourrions destabiliser l'ensemble du marché et pour le Synabio , il est impensable que des opérateurs nouvellement entrants créent une "bulle bio" comme il y a eu une "bulle internet" ou une "bulle immobilière" car la filière biologique est basée sur un principe de base : celui du respect des cycles de vie.
Alors en période de forte demande, il ne faut pas céder à la tentation des achats faciles, réalisés principalement à l'importation car l'objectif est bien de relocaliser les productions en France et en Europe.
S'il est important de répondre à la demande des consommateurs, qui ont, malgré ou à cause de la crise qu'ils subissent, une véritable envie de changer de paradigme, il est aussi du devoir des distributeurs d'informer leurs clients sur la nécessité d'introduire l'offre de produits biologiques de manière progressive. Cette introduction doit se faire en lien avec les véritables augmentations de surfaces agricoles exploitées en agriculture biologique à proximité des bassins de consommation.
En vous rapprochant du Synabio, vous pourrez échanger avec des professionnels qui décriront la réalité de leur quotidien pour que nous fassions tous le bon choix : celui de contribuer ensemble à l'augmentation de la surface agricole utile bio en assurant à chacun des maillons de la filière que la demande sera là, demain, après-demain et dans les décennies futures.
Nous devons donc mieux connaître l'offre de produits pour mieux informer nos partenaires et nos adhérents. C'est ce que nous tentons de faire au quotidien en sondant régulièrement nos adhérents et en participant à toutes les réunions interprofessionnelles.
Elles ont lieu en priorité à l'Agence Bio où, le Synabio en tant qu'administrateur, valide les orientations prises pour consolider la connaissance du secteur par la mise en place d'études et d'enquêtes appropriées.
Des réunions sectorielles ont aussi lieu dans des commissions dédiées aux opérateurs bio dans la majorités des interprofessions agricoles nationales. Outre le travail sur une meilleure connaissance des filière et une amélioration continue des relations entre acteurs d'une même filière, certaines ont choisi, soutenues par les professionnels, de développer des programmes de communication soutenus par la Commission europénne pour consolider les marchés.
Dans les offices agricoles, regroupés maitenant au sein de FranceAgriMer, mais aussi au Service des nouvelles des marchés, des relevés d'informations diverses, souvent validés par des groupes de travail qui impliquent à la fois l'administration et les acteurs des filières, permettent de poser les débats d'orientation provoqués dans le cadre des commissions 'Observatoire' et 'Filières et marchés' de l'Agence Bio et surtout au Grand conseil d'orientation.
Enfin, le Synabio concrétise aussi, lorsque cela est possible des partenariats avec les interprofessions nationales comme cela a été le cas en 2008 avec Intercéréales pour réaliser une étude sur le potentiel de développement de la filière Pain bio en France.
Acteur volontaire et volontariste, nous avons soutenu le Plan de développement de l'agriculture biologique voulu par Michel Barnier. Parce que, s'il faut gérer le quotidien et parfois ne pas satisfaire entièrement à tous nos critères d'exigence en matière d'origine des produits, nous avons le devoir de construire le futur en cohérence avec nos objectifs.
Le Synabio a donc largement fait la publicité de l'appel à projet "Avenir Bio" visant à soutenir des entreprises et des producteurs associés pour un développement harmonieux de l'offre et de la demande en France. Nous soutenons d'ailleurs nos adhérents qui ont présenté ou veulent présenter des projets dans ce cadre.
Nous serons attentifs au suivi des résultats obtenus grâce à la mise en place de ce fonds de structuration de 15 millions d'euros répartis sur 5 ans, géré par l'Agence Bio. Nous sommes néanmoins conscient que ce montant n'est pas suffisant pour une struction de la filière et qu'il y a donc nécessité d'une interaction forte avec le soutien direct aux agriculteurs. Il doit passer par différentes voies et notamment la réorientation, en France, des financements agricoles provenant de fonds européens.
Les annonces faites par Michel Barnier doivent être suivies d'effet dans les prochains mois si nous voulons remporter le défi que nous imposent les nouveaux consommateurs-citoyens qui attendent d'avoir accès à toujours plus de produits biologiques.
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Première quinzaine de juin, dans toute la France, l’ensemble des acteurs de l’agriculture biologique se mobilisent pour la quinzaine nationale d’information et de valorisation des produits issus de l’agriculture biologique.
"Afin de donner un élan supplémentaire au développement de l’agriculture biologique en France, j’ai décidé de mettre en place, en concertation avec les acteurs concernés, un programme national "Ambition Bio 2017", s’inscrivant dans le projet agro-écologique "produisons autrement".
Stéphane Le Foll, ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt
Mise en place par Bio à la Une, l'élection du Meilleur Produit bio de l'année 2013 s'est achevée la semaine dernière avec la remise des prix aux produits lauréats.
Le jury composé de 250 participants, répartis au quatre coins de l'hexagone, a testé, goûté et noté des produits de grande consommation bio et des produits écologiques. Après plusieurs semaines de test, les résultats officiels sont dévoilés.
Au final, 19 produits ont été évalués positivement (14 en alimentaire dont 7 de nos adhérents présentés ci dessous. ) et reçoivent le précieux sésame du « Meilleur Produit Bio 2013 ».,
(source Bio à la une)
La FNAB organise un séminaire de restitution des travaux de la recherche action le 21 mai à Paris à Agro ParisTech - 16 rue Claude Bernard (paris 5ème)
Débats et conférences sur le thème
"Monde agricole, PME, fabricants et distributeurs : quelles alliances pour permettre une bio équitable et solidaire?"
Programme complet à venir.
Nature et Aliments organise la deuxième édition du forum PME et Développement Durable. Ce mouvement a été initié par la société Pain de Belledonne, entreprise biologique de Savoie.
L’objectif est de montrer que l’engagement des entreprises pionnières en agriculture Biologique ne se limite pas à la production de produits biologiques mais aussi à la responsabilité des entreprises en matière environnementale, sociale et économique. L’Homme est au coeur de ces engagements d’entreprise.