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Beemeth : mesurer la qualité nutritionnelle des produits bio

15/12/2020

1/ En quoi consiste le projet de Beemeth ? 

Notre projet ne s’attache pas à l’obligation de moyens, mais à l’obligation de résultat.

Notre objectif est de promouvoir la supériorité nutritionnelle des produits bio, outre leur qualité gustative. En analysant les micro-nutriments dans les produits, via des spectromètres portables in situ, nous apportons des bases objectives, et accompagnons nos clients dans le diagnostic afin de leur permettre de formuler et de communiquer.

Nous nous fondons sur une base de données Canadienne (Canadian Nutrition File 2015) et sur la base de données Européenne APRIFEL (Agence pour la Recherche et l’Information en Fruits et Légumes). Nous travaillons également à construire notre propre base de données par comparaison des produits selon leur mode de culture et de production.

 

2/ Où en êtes-vous de votre développement ?

BEEMETH, « Jeune Entreprise Innovante » (décerné par le Ministère de la Recherche), est une start-up animée par la conviction que nous avons un rôle à jouer tout au long de la filière, de la terre à l’assiette.  

La région Occitanie, 2ème région agricole de France, nous a ouvert ses portes pour valoriser ses productions. BEEMETH est incubée au pôle de compétitivité Agri-sud-ouest, le MIN de Toulouse nous accorde sa confiance. Notre premier client, acteur majeur de fruits et Légumes de Rungis, qui favorise la Biodynamie, souhaite montrer à ses clients des « Reasons Why », et pas seulement des « Reasons to Believe ». D’autres collaborations sont en cours avec Sup Agro et le CHU à Montpellier.

 

3/ Sur la base de vos premières analyses, quelles sont les différences que vous observez entre bio et conventionnel ? Sont-elles significatives ?

La Présidente de la FNSEA clame que le BIO n’a rien prouvé. Des journalistes grand public nous éveillent au sujet : « Une tomate industrielle possède 2000 fois moins de fer, 15 fois moins de magnésium, 5 fois moins de calcium et 68 fois moins de manganèse qu’une tomate de jardin récoltée à maturité » (source : SAVEURS, journal de l’art de vivre gourmand, pas nécessairement bio – Aout 2020). Article ci-joint.

Entendons les signaux grandissants ! Nos analyses confirment ces tendances, et elles sont significatives. Ci-après, un exemple d’une de nos analyses.

 

 

 

Eléments

 

Tomate

bio

Tomate conventionnelle

Potassium

24 527

19 947

Magnésium

1027

traces

Calcium

990

600

Fer

1599

765

Zinc

56

traces

Cuivre

10

traces

Or

387

traces

 

 

4/ Les fabricants de produits bio s’inquiètent de voir les analyses prendre de plus en plus de place dans leurs relations avec les autorités de contrôles et les clients. Votre démarche ne risque-t-elle pas d’accélérer cette tendance qui tend à réduire la bio à un résultat d’analyse alors que les pratiques des producteurs vont bien au-delà (préservation de la biodiversité, bien-être animal, équité…) ?

On ne peut aller à contrecourant, surtout si le courant est fort et va dans notre sens. Didier Perréol, comme tout visionnaire a anticipé. Il est temps de prendre le volant pour tracer notre chemin, plutôt que de subir les attaques contre la bio qui vont se multiplier et peser lourd dans le portefeuille. La bio est en train de conquérir la conscience, le cœur et la connaissance des gens. Démultiplions cet élan et faisons le nôtre. C’est le moment.

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