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L’avenir des filières bio passe par l’engagement de tous nos métiers

09/04/2021

Chers adhérents,

 

Le succès de la bio reposera sur des filières permettant à tous les acteurs, agriculteurs, transformateurs et distributeurs, de vivre de leur métier et d’innover.

C’est ainsi que nous répondrons à la croissance de notre marché en préservant la qualité et l’exigence de la bio … et en démontrant que nous contribuons aussi à la souveraineté alimentaire de notre pays !

 

Comment mettre en place ces filières ? En déployant et en consolidant les bonnes pratiques qui ont largement fait leur preuve : l’engagement sur le long terme des partenaires, la visibilité sur les volumes et sur des prix qui rémunèrent la qualité.

Le contexte est très favorable pour que nous accélérions dans cette direction : les recommandations remises récemment au ministre de l’Agriculture par Serge Papin, ex-président de Système U, sont en effet en phase avec notre vision des filières.

M Papin propose une contractualisation pluriannuelle qui s’appliquera non seulement à l’amont des filières mais également entre transformateurs et distributeurs. C’est un pas en avant majeur pour impliquer et responsabiliser l’ensemble des acteurs de la chaîne de valeur. Ces contrats nous permettraient de sortir de la logique des négociations annuelles avec les distributeurs qui entretiennent en permanence la menace d’une guerre des prix et privent les transformateurs, comme les agriculteurs, de visibilité sur le moyen terme. Consacrons ces rendez-vous annuels à toutes les questions majeures qui ne sont pas discutées aujourd’hui : l’amélioration des pratiques, la RSE, la qualité des produits, etc.

Autre recommandation phare de M Papin : la sanctuarisation du prix des matières premières agricoles. C’est une mesure intéressante pour préserver le revenu des agriculteurs et répondre aux objectifs des Etats généraux de l’alimentation. Nous resterons cependant attentifs à ce que les transformateurs ne deviennent la variable d’ajustement des négociations avec la distribution.

Les propositions innovantes de M Papin doivent inspirer la stratégie de nos entreprises, sans attendre une éventuelle traduction législative.

D’ici quelques semaines, notre groupe de travail sur les filières qui a réuni près d’une trentaine d’entreprises depuis le mois de septembre proposera une charte et des bonnes pratiques pour inciter les acteurs de la bio à formaliser et structurer leurs engagements.

Je vous encourage à vous saisir de ces outils et à démontrer très concrètement comment la bio peut contribuer à recréer de la valeur et à redynamiser le secteur agroalimentaire et nos territoires !

 

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