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Produits bio et contaminants : La responsabilité du pollueur doit s’appliquer

23/03/2018

Communiqué de presse - 23/03/2018

A l’issue de tests sur les contaminants dans les produits bio importés, la revue 60 millions de consommateurs rend son verdict et conclut que « les résultats sont globalement bons ».

Les tests ont surtout porté sur des polluants environnementaux au premier rang desquels les pesticides de synthèse. Plus de 600 pesticides ont été recherchés dans 74 produits et 96% des références présentent des niveaux de pesticides nuls ou si faibles qu’ils ne remettent pas en cause la certification bio selon le magazine.

Pour quelques produits, les tests montrent une maîtrise insuffisante du process ou de la qualité de la matière première qui n’est pas compatible avec la certification bio. Des investigations doivent impérativement être conduites pour déterminer l’origine des contaminations - pesticides ou autres - et y remédier.

Au final, les résultats de 60 millions de consommateurs confirment que les professionnels de la bio mettent tout en œuvre pour limiter les contaminations par les pesticides de synthèse dont l’usage est rigoureusement interdit en bio. Séparation entre les parcelles, précautions à toutes les étapes y compris au stockage et au transport, analyses de lots : ces exigences font partie du cahier des charges bio et sont strictement contrôlées sur le terrain.

Malgré tout, dans un monde agricole où les pesticides de synthèse dominent, il peut arriver que des produits bio présentent des traces infimes de ces substances. Elles sont nettement inférieures aux niveaux observés dans l’agriculture conventionnelle mais de nombreux consommateurs souhaiteraient que la bio rime avec « 0 résidu ».

Comment y parvenir ? En continuant à développer la bio car chaque nouvelle ferme qui passe en bio, c’est autant de pesticides en moins dans notre environnement et notre alimentation !

Mais avant que la bio ne devienne majoritaire, c’est aux filières de l’agriculture conventionnelle utilisatrices de ces substances qui contaminent l’eau, l’air et les sols d’assumer les risques qu’elles font peser sur les professionnels de la bio.

Nous demandons donc au Ministère de l’agriculture d’orienter une partie des taxes collectées sur les pesticides vers un fonds qui permettra de mieux protéger les filières biologiques en :

  • contribuant au coût des mesures que prennent les professionnels de la bio pour se protéger des contaminations ;
  • les dédommageant en cas de perte de la qualité bio de leur produit suite à une détection de pesticides.

Ainsi, les filières bio auront les moyens de répondre à la demande de 60 millions de consommateurs pour des produits bio toujours plus exemplaires en matière de maîtrise des contaminants.

Rappelons enfin que la production biologique va au-delà de l’interdiction des pesticides de synthèse. Encadrement strict des additifs, respect du bien-être animal, limitation des traitements vétérinaires, pratiques culturales favorables à la biodiversité et à la vie des sols, interdiction des engrais minéraux : ce sont toutes ces exigences qui fondent la bio et qui la mettent en tête de la transition agricole et alimentaire dont nous avons besoin.

 

Contact presse : Charles Pernin

Documentation :

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