Réduire les sucres ajoutés est une priorité, mais améliorer la qualité alimentaire suppose aussi d’agir sur le profil nutritionnel des produits et leur degré d’ultra-transformation. La généralisation du Nutri-Score reste le levier prioritaire, qu’une fiscalité bien ciblée peut utilement compléter. « Nous saluons la volonté d’agir sur la consommation de sucres ajoutés. Mais pour être efficace, cette taxe doit encourager les bonnes pratiques de reformulation, sans pénaliser les entreprises qui ont déjà fait le choix d’une transformation alimentaire exigeante », souligne Sébastien Loctin, vice-président du Synabio.
Trois ajustements sont proposés : concentrer la taxe sur les sucres ajoutés ou libres plutôt que sur les sucres totaux ; ne retenir, à titre transitoire et dans l’attente d’un référentiel scientifique public, que les additifs ne figurant pas parmi la soixantaine autorisés par la réglementation européenne bio ; enfin, reporter l’entrée en vigueur au 1er septembre 2027 et publier suffisamment tôt les modalités d’application, pour laisser aux PME le temps d’organiser leurs reformulations et de préparer leurs négociations commerciales.
