Selon notre observatoire, conduit auprès de 63 entreprises bio, cet écart entre coûts et revalorisations pèse directement sur la capacité des entreprises, principalement des TPE et PME, à investir et à se développer. La grande distribution, et plus encore le discount, réduisent par ailleurs leurs référencements bio, au risque d’appauvrir le choix et de freiner durablement la consommation.
Le cadre EGALIM, bien qu’essentiel, montre ses limites : en sanctuarisant la matière première agricole sans traiter l’ensemble de la formation du prix, il a contribué à déplacer la pression vers la marge industrielle. Nous soutenons la proposition de la FEEF visant à faire du tarif fournisseur une référence centrale de la négociation, susceptible d’évoluer en cours d’année. Face aux tensions géopolitiques au Moyen-Orient, qui pèsent sur les coûts de production et de logistique, les négociations doivent rouvrir rapidement.
