Rendu public par la rapporteure Antoinette Guhl, le rapport sénatorial démontre le transfert continu de valeur de l’amont vers l’aval de la chaîne, au profit des enseignes. La distribution capte 40 % de la valeur de la chaîne alimentaire, quand l’agriculture n’en perçoit que 8 % et l’industrie 14 %. Depuis 2021, les prix de vente aux consommateurs augmentent systématiquement plus vite que les tarifs négociés avec les fournisseurs.
Face à 25 000 industriels, trois centrales d’achat contrôlent près de 90 % des achats de produits de grande consommation. Le rapport documente des pratiques déloyales récurrentes et assumées : menaces de réduction de commandes, baisses brutales de ventes, facturation de services contraints.
Selon la commission, le gouvernement ne se saisit pas suffisamment des pouvoirs que la loi lui confère. Avec les autres organisations signataires nous lui demandons de prendre sans délai des engagements publics et précis sur la méthode et le calendrier, et demandons à être reçus collectivement par le Premier ministre.
